L'APPEL DU ROY

Qui aurait dit, lorsque j'ai recu ma 410 en héritage de mon parrain à l'âge de 19 ans, qu'un jour la chasse deviendrait une passion pour moi, une passion telle que je voudrais la partager avec les gens et en arriver à ce point ultime qu'est L'Appel du Roy ?  Honnêtement, peu de gens auraient pu prédire un tel dénouement mais nous voici en 2016 et cette passion grandi de jour en jour ! 


Vous aurez compris que mon expérience comme chasseur a débuté avec le petit gibier.  En fait, j'ai fait mes premiers pas à l'adolescence, avec le fusil de mes chums !  Puis, il y a eu un temps mort entre le jeune adulte et le début de la trentaine ; études, famille, enfants et maison obligent parfois !


Vers le milieu des années 1990, je reprends mes activités de chasse et de pêche.  À la chasse, je cible essentiellement le lièvre, la perdrix et le faisan.  Toutefois, à force d'entendre parler mes chums de chasse, je me décide d'acheter un arc et d'aller suivre mon PESCOF en 1997.  C'est fait, l'aventure gros gibier débute avec le chevreuil.


Les premières années sont difficiles, je chasse en Montérégie et je travaille en télécommunications, c'est deux situations impliquent deux événements marquants ; la crise du verglas de 1998 et le fameux bug de l'an 2000.  C'est deux événements ont marqué à leur facon mes automnes 1998, 1999 et 2000 !  ​C'est donc juste à partir de 2001 que j'ai eu plus de temps à consacrer à la chasse et, par le fait même, d'avoir le plaisir de récolter mon premier chevreuil.


Par la suite, j'ai fait l'acquisition d'une arme à chargement par la bouche et, au milieu des années 2000, j'ai joint mes chums afin de former un quatuor pour la chasse à l'orignal.  Désormais, le dindon, le chevreuil, l'orignal et le sanglier font tous partis de mes rendez-vous annuels.


Voici quelques infos supplémentaires pour certains gibiers :


Chevreuil


J'ai débuté ma chasse aux gros gibiers avec cet animal.  J'ai eu le plaisir d'aller 1 fois le chasser à l'Île d'Anticosti, quelques fois en Beauce sur une terre privée (lors de la saison cerf sans bois seulement) mais principalement, je chasse le chevreuil à Rougemont sur les terres de mon beau-père qui est pomiculteur.  Chasser près des pommiers, facile certains diront !  Pas évident sera ma réponse ! Lorsque tu chasses, année après année sur un terrain de 600pi de large par 1 500pi de long, entouré de voisins qui tirent sur n'importe quoi n'importe quand (mise à part 1 chasseur respectueux près de nous que je rencontre régulièrement, les autres ne sont pas faciles) et où l'on croise VTT, cheval et autres individus qui ne respectent pas les terrains privés, c'est assez difficile d'obtenir les succès escomptés. Pourtant, je vois de très beaux bucks sur mes caméras mais ils sont très difficiles à rejoindre.  Malgré tout, je tire mon épingle du jeu en récoltant régulièrement un chevreuil à cet endroit.


Orignal


​Je chasse l'orignal depuis près de 10 ans et ce, toujours avec un arc ou un arbalète dans mes mains. Je n'ai jamais chassé l'orignal avec une carabine pas plus que je ne l'ai chassé dans un Parc ou une réserve.  Je l'ai toujours fait sur les territoires publics en Gaspésie.  Encore là, vous comprendrez qu'il est difficile d'obtenir les résultats voulus.  En voir, c'est une affaire, d'être à distance de tir en est une autre.  En plus, sans compter le fait qu'on se fait régulièrement (pour ne pas dire presque tout le temps) déranger.  Pourtant, c'est une chasse tellement agréable et lorsque le contact se fait avec l'animal, wow, quel beau moment !  Pour moi, la chasse à l'orignal est l'exemple parfait de la chasse de groupe.  Il y a de ces années où tu vois le gibier, tu as des contacts avec le gibier mais c'est un de tes chums qui abat l'animal.  Même si on ne met pas "notre tag" sur l'animal, la réussite en est une de groupe et tout le monde en profite.


​Sanglier


En 2004, j'ai "essayé" la chasse aux sangliers.  L'expérience fut très intéressante et, depuis 2011, j'en ai fait une chasse printanière annuelle.  J'ai chassé plusieurs fois en Beauce à la Ferme du chasseur où je suis devenu un client régulier.  En groupe, cela rend l'expérience différente et agréable, surtout s'il y a plusieurs bêtes à récolter.  Malgré que ca soit en enclos, cette chasse permet quand même de se mettre à la recherche d'un gibier et d'éveiller nos sens.  Gibier en fuite, gibier qui nous charge et gibier caché ; toutes des situations qui développent votre esprit de chasseur.


Dindon sauvage


​Le dernier gibier que je veux aborder mais non le moindre ; le dindon sauvage.  La chasse à ce bel oiseau est devenu pour moi essentielle à tous les printemps.  En plus d'avoir le plaisir d'enseigner le séminaire de chasse aux dindons sauvages, j'ai le privilège de le chasser depuis 5 ans où j'ai récolté 5 belles bêtes ; 4 Tom et 1 Jake.  L'expérience que peut vivre un chasseur avec le dindon est équivalente à une chasse à l'orignal en pleine période de rut !  J'ai eu des échanges avec des Tom, des Jake et même des femelles.  C'est indescriptible comme sensation.  Un beau gros Tom qui s'approche de vous en glougloutant fortement et en faisant sa parade, c'est de toute beauté.  Cette chasse est sans contredit le point fort de mon expertise comme chasseur.


Voici donc l'essentiel de mon expérience.  Certes, il y a plus que ca, sans compter le petit gibier et les oiseaux migrateurs.  Il est impossible pour moi d'étaler toute mon expérience et mes histoires de chasse sur un site internet et ce n'est pas le but non plus de ce site.  


Chasse : Mon expérience